"Notes"

avel " présente l'illustration la plus aisée et la réalisation la plus parfaite d'un humanisme musical " dira Roland-Manuel.

En 1923, Maurice Montabré, dans l'Intransigeant, parle de ses mélodies et dit " vous savez ces étranges compositions à l'armature délicate, d'où la fantaisie la plus brillante s'envole avec une sorte d'angoisse… ".

Maurice Ravel laisse une œuvre considérable. Ses premières compositions datent de 1893 environ.

Quelques oeuvres instrumentales

armi ses œuvres instrumentales citons pour le piano :

Habanera (pour deux pianos - 1895)
Menuet antique (1895)
Pavane pour une infante défunte (1899)
Jeux d'eau (1901) pièce inspirée du bruit de l'eau et des sons musicaux que font entendre les jets d'eau, les cascades et les ruisseaux
Sonatine (1905)
Miroirs (1905)
Ma Mère l'Oye (pièces enfantines pour piano à quatre mains - 1908), ces pièces évoquent la poésie de l'enfance.
Gaspard de la nuit (1908) : trois poèmes romantiques de virtuosité transcendante.
Valses nobles et sentimentales (1911). Les valses furent exécutées pour la première fois, au milieu des protestations et des huées, au concert sans nom d'auteur de la SMI.
Le tombeau de Couperin (1917), œuvre dans laquelle Ravel rend hommage à la musique française du XVIIIème siècle.
Deux concertos pour piano et orchestre (1931) l'un étant pour la main gauche seule. Ravel l'avait écrit pour Paul Wittgenstein, amputé de la main droite lors de faits de guerre.

Ses oeuvres vocales

es œuvres vocales comportent 22 mélodies publiées séparément et des recueils :

Shéhérazade, pour chants et orchestre (Tristan Klingsor - 1903) où Ravel exprime sa fascination pour l'Orient et est fortement dominé par l'influence de la musique russe.
Histoires naturelles (Jules Renard - 1906) -
Trois poèmes de Stéphane Mallarmé pour chants et instruments - 1913)
Chansons madècasses, pour chants et instruments (Parny, 1925-1926)
Don Quichotte à Dulcinée (Paul Morand - 1932)

auxquels s'ajoutent trois recueils de mélodies harmonisées :

cinq mélodies populaires grecques (1907)
quatre chants populaires (1910)
deux mélodies hébraïques (1914) et un chœur mixte a capella : trois chansons (Maurice Ravel - 1915)

Musique symphonique

Rhapsodie espagnole, pour orchestre (1907)
La valse (1919-1920), poème chorégraphique
Boléro (1928) - œuvre écrite pour Ida Rubinstein, c'est l'œuvre la plus jouée dans le monde, il ne se passe pas un quart d'heure sans qu'elle ne soit interprétée. C'est une danse d'un mouvement très modéré et constamment uniforme, tant pour la mélodie que l'harmonie et le rythme, ce dernier marqué sans cesse par le tambour. Le seul élément de diversité y est apporté par le crescendo orchestral.

Musique de chambre

Quatuor à cordes en fa (1902-1903)
Introduction et allegro pour harpe avec accompagnement de flûte, clarinette, quatuor à cordes (1905-1906)
Trio en la pour piano, violon et violoncelle (1914)
Tzigane, deux sonates, une rhapsodie pour violon et piano (1924)

Oeuvres dramatiques

héâtre lyrique :

L'heure espagnole (1907) : sorte de conversation en musique sur un livret de franc-Nohain ; l'intention était de renouer avec l'opéra-bouffe
L'enfant et les sortilèges (1920-1925). Mise en scène d'un poème de Colette. Jean Marnold dit de cette oeuvre que " Maurice Ravel a promené l'enfant parmi les sortilèges en les corsant malicieusement de revenants sonores ".

allets :

Daphnis et Chloé (1909-1912). A noter la singularité qu'un musicien français écrive un ballet russe sur un sujet grec.
Ma mère l'Oye, version orchestrée de l'original pour piano à quatre mains (1912).

compter de son installation à Montfort l'Amaury en 1921, Maurice Ravel y écrira toutes ses œuvres à l'exception de la Valse.